Vents forts pour ce week-end au Nord

Article rédigé le Vendredi 27 Février 2015 par agatefrance
 
 
Des chercheurs d'une soixantaine de pays tenteront de mieux comprendre les pôles lors de la première "année polaire internationale" (API)depuis les années 1950, marquée cette fois par le spectre des changements climatiques et transformée par la collaboration des Inuits.

C'est la quatrième fois que l'année polaire internationale est célébrée (après 1882-83, 1932-33, 1957-58), mais c'est la première fois qu'elle s'inscrit dans le contexte des changements climatiques.

"A peu près 60% de ce que l'on sait sur les régions polaires, en particulier sur l'Arctique, est venu de l'effort de recherche effectué en 1958. La différence aujourd'hui, c'est que la nouvelle année polaire s'inscrit dans un contexte de réchauffement climatique", explique à l'AFP Louis Fortier, directeur scientifique d'ArcticNet, réseau canadien de recherche sur l'Arctique.

"Le but du Canada avec ce programme est d'inviter les chercheurs étrangers dans l'Arctique canadien. On possède plus du tiers de l'Arctique. Et la portion arctique de la Russie est beaucoup moins accessible", poursuit M. Fortier.

Les spécialistes de l'Arctique, région aujourd'hui considérée comme le "baromètre" des changements climatiques, se limitaient dans le passé à des observations biologiques, physiques ou géographiques, alors que cette année l'impact humain des variations climatiques sera considéré.

Un peu plus de 150.000 Inuits vivent répartis entre l'Alaska, le Canada, le Groenland, la Scandinavie et la Russie, des territoires qui jouxtent l'Arctique. Et des organisations comme la Conférence circumpolaire inuit (CCI) ont déjà confirmé leur participation à cette édition de l'année polaire.

"Nous avons besoin de deux ans pour collecter l'information. Quant aux résultats, ils ne seront pas disponibles avant 2009-2010", explique Kathleen Fischer, directrice du programme canadien pour l'API.

"On va voir l'état du système (climatique) à l'heure actuelle et faire des prévisions sur son évolution au cours des cinq prochaines années, voire des 20 prochaines années grâce à l'année polaire internationale", espère Louis Fortier.

"L'un des héritages sera la formation d'une nouvelle génération de spécialistes des pôles à travers le monde. Au Canada, cela implique d'encourager les jeunes du Nord à entrer dans le domaine de la recherche", souhaite M. Hik.

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Mots clés : actualite, meteo
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